L'Empire de Napoléon.





    Napoléon marqua les esprits car il bouleversa la carte de l'Europe. Comment imaginer qu'un jeune corse parti de rien allait faire plier les plus grandes nations européennes pourtant résolues à l'abattre ? De 1799 à 1815, l'Europe changea plus de fois de visage qu'en 50 ans avant son arrivée au pouvoir. Je vous présente ici la situation de l'Europe à travers Napoléon...



   


L'Europe à l'heure du Consulat


   Quant Napoléon prend le pouvoir après le coup d'Etat du 18 Brumaire en 1799, l'Europe, bien qu'étant toujours en guerre officiellement, est plus pacifiste qu'auparavant. Il faut dire que cette guerre, amenée par la Révolution, dure depuis 1792 et tous les peuples sont très las de ces affrontements incessants. La France, après avoir été une "citadelle assiégée", a réussi l'impossible en repoussant les "ennemis de l'intérieur et de l'extérieur", et a finalement augmenté sa superficie de près de 225 000 km² en 8 ans, annexant la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la rive-gauche du Rhin et bien sûr la plus grande partie de l'Italie grâce à Bonaparte. La Russie, de son côté, a terminé son expansion gigantesque commencée depuis 1762 sous le règne de la grande Catherine II : la Biélorussie, l'Ukraine Occidentale et la Lituanie tombent sous le joug de l'actuel tsar Paul Ier, et la toute récente guerre contre les Ottomans confèrent aux russes un accès à la Mer Noire, qui deviendra par la suite un lieu de manoeuvre privilégié des bateaux de plaisance... L'Empire autrichien est alors le grand perdant en cette fin de XVIIIème siècle : ayant rompu sous les assauts victorieux des prussiens d'un côté et des français d'autre part, elle ne peut garder son ascendant sur l'Italie et l'Helvétie et perd alors toute crédibilité aux yeux de l'Europe.


   


L'Europe après la bataille d'Austerlitz


   Napoléon, après s'être couronné empereur le 2 décembre 1804, doit faire face à une nouvelle coalition ennemie emmenée par l'Empire autrichien. Cette campagne va se solder par un échec retentissant au doux nom pour les français d'Austerlitz, sûrement l'une des plus belles victoires françaises de tous les temps. Les autrichiens, démoralisés, s'inclinent une seconde fois. Ils abandonnent leurs avant-postes en Silésie et en Bavière, et renoncent définitivement à la Suisse et à la Lombardie, qu'ils convoitaient toujours malgré l'implantation des forces napoléoniennes. Le tout jeune Empire français est sauvé, et Napoléon dirige alors la nation plus puissante du monde. La Russie et la Prusse, alliés pour l'occasion, observent d'un mauvais oeil cette domination, et se préparent encore et toujours à la guerre. Quant aux anglais, ils se terrent de plus en plus dans leur île, constatant leur inefficacité et leur défaite. Même si les chances d'invasion ont été anéanties par leur victoire maritime à Trafalgar, il n'en reste pas moins que l'Angleterre perd de son éclat et ne sert plus à rien, pour la première fois de son histoire, dans les décisions européennes. Le premier ministre William Pitt, accablé, meurt en 1806 de désespoir...


   

L'Europe après la bataille d'Iéna


   Une nouvelle coalition poursuivit la guerre déjà engagée, aucun répit donc pour les troupes françaises victorieuses. La Prusse, sous l'impulsion de son Impératrice, ne peut supporter cette hégémonie impériale qui concurrence la leur, idem pour les russes. La Grande Armée s'enfonça alors en Bavière et remporta une immense victoire à Iéna. L'armée prussienne, défaite et humiliée, entrait dans le cercle des vaincus en Europe, rejoignant l'Autriche. Napoléon était alors à l'apogée de sa puissance ; les Etats allemands, se sentant délaissés et libres en fait des prussiens, conclurent un accord avec Napoléon pour chercher sa protection face au géant russe. Ce dernier s'y employa en crééant la Confédération du Rhin, détruisant ainsi le Saint-Empire Germanique vieux de mille ans, ce que n'a jamais réussi à faire le roi de France François Ier opposé à, l'époque à Charles Quint. L'ironie de l'histoire est ici flagrante : ce même François Ier avait en tête de se couronner empereur si il réussissait à défaire cette Empire. Aujourd'hui, c'est un empereur qui l'a brisé...


   

L'Europe après la défaite russe
de 1807


   Mais l'affrontement n'est pas fini pour autant : les Russes n'ont pas encore fait parler la poudre. Et leurs soldats sont des combattants expérimentés et motivés par une victoire intégrale sur l'Empire Ottoman 5 ans auparavant. La bataille d'Eylau, si elle peut être considérée comme un victoire, n'en reste pas moins le premier accrochage difficile de la Grande Armée. Mais malheureusement pour les Russes, qui espéraient beaucoup à la suite de cette bataille, Friedland sonne le glas des espoirs du tsar. La paix est signée sur un radeau à Tilsit au milieu du Niémen, fleuve frontière qui sépare à présent les deux Empires. Alexandre Ier de Russie, monarque vaincu, récupère sa situation en s'alliant avec Napoléon. Ce dernier en effet rêve d'une grande entraide franco-russe, les deux grands empires dominant le reste de l'Europe et le Monde. Son action est, le croit-il, nécessaire pour maintenir la paix, qu'il veut forte et durable. Stratégiquement, le plan est parfait : la Prusse et l'Autriche, prit dans l'étau des deux puissances, peuvent risquer de délaisser leurs arrières si l'envie les prenait d'envahir la France ou la Russie. L'Empire français est alors toujours aussi puissant, aucune autre nation n'est en mesure de se mettre seule en travers de son chemin...


   

L'Europe avant la campagne de Russie
de 1812


   La paix ne dura pas, en fin de compte. Napoléon en est pour une fois en quelque sorte le fautif, il est allé s'immiscer dans des affaires qui ne le regardaient pas, celles de l'Espagne. Il renversa en 1808 les Bourbons du trône et proclama Joseph, son frère, roi d'Espagne. Mais la population, contre toute attente, ne se montra nullement docile et résista à l'envahisseur. Les armées impériales conquirent malgré tout l'ensemble du pays, de Valence à Grenade, ainsi que le Portugal. Se livra alors une véritable guérilla entre les espagnols patriotes, fanatisés par des prêtres fous, et les français, dont les rangs s'éclaircirent de jour en jour pendant 4 ans, vivant un effroyable martyr entre tortures et privations. L'Europe, apprenant ce revers important de l'Empire, décida de bouger. Les autrichiens, voulant prendre leur revanche, armèrent. La campagne de 1809 allait s'engager. La guerre, de plus en plus meurtrière, fit mourir le maréchal Lannes, l'ami personnel de l'Empereur àEssling, première bataille indiscutablement mitigée. Mais Napoléon, victorieux à Wagram, obtint une nouvelle fois la paix. L'Autriche perdit les Provinces Illyriennes et Venise. S'ensuivirent deux années de paix, reposant les esprits et les âmes. Mais... La Russie ne supportait plus la domination française, le tsar prévu d'envahir la Pologne. Napoléon réunit alors la plus grande armée jamais formée et s'enfonça dans les steppes...



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