Michel Ney naquit le 10 janvier 1769, la même année que l'Empereur, à Sarrelouis. Après une jeunesse dérisoire, il s'engage à dix-huit ans dans l'armée de Sambre-et-Meuse sous les ordres de Kléber. La Révolution lui apporte la renommée. Il est adjudant-major à Valmy, colonel des hussards en 1792, capitaine en 1793, et général de brigade en 1794. Il acquiert une réputation d'audacieux ; il se spécialise dans les sièges, de sorte que Kléber, avare de bonnes paroles, dira quand même de lui, prouvant l'exacte vérité de ses dires : "Ce Ney est un preneur de villes : avec de pareils hommes, un général peut se dispenser de compter le nombre des ennemis.". Il poursuit sa carrière avec force et rapidité : on le revoit sous les ordres de Hoche, puis Marceau, et s'affirmer pendant la (première) campagne d'Allemagne menée par le Directoire. En 1799, il devient enfin général de division. Bonaparte, alors Premier Consul, le distingue. Il est maréchal en 1804, Grand Aigle en 1805. Il entre dans le "clan" en épousant une amie intime d'Hortense de Beauharnais, Aglaé Auguié. Il commande le 6ème corps d'armée qui se couvrira de gloires pendant la campagne contre l'Autriche en 1805 ; il y gagnera d'ailleurs son premier titre, celui de duc d'Elchingen. Il brille à Iéna. Il sauve la situation à Eylau en ramenant son artillerie à temps. Il est nommé sous les ordres de son égal, le maréchal Soult, ce qui ne lui plaît guère. Il rentre en France et participe à la guerre de la cinquième coalition en Autriche à partir de 1809 où il remporte un certains nombres de batailles. La campagne de Russie va être son principal champs de bataille. Grâce à lui, Napoléon gagne une magnifique bataille à la Moskova. Il obtient son deuxième titre, celui de Prince de la Moskova. Pendant la retraite, il mène un combat incroyable et permet à Napoléon de se diriger plus vite vers Paris. Il dirige alors toute l'arrière-garde qu'il s'était juré de ramener le plus intacte possible. Difficile de faire mieux, malgré les innombrables pertes. Il protège encore les pontonniers du général Eblé à la Bérézina. Il participe à la campagne d'Allemagne, où il remporte de maigres victoires. La campagne de France est, quant à elle, rondement mené, et les Alliés, malgré leur supériorité numérique, ont toujours cherché à éviter le combat. Il se rallie à Louis XVIII, comme tous ses amis maréchaux. Il est chargé, en 1815, de "neutraliser l'usurpateur". Cet homme n'est autre que Napoléon revenu de l'île d'Elbe. Il n'obéit pas à son nouveau Roi, et de toutes façons, aucun de ses hommes n'auraient tiré. Il obtient, sous les Cent-Jours, la place de commandant de la cavalerie. Compromis avec l'Empereur, il aura l'honneur et le malheur de subir un procès, qui se soldera par l'exécution capitale. Il meurt le 7 décembre 1815 sous des balles françaises place de l'Observatoire à Paris, en héros déchu.

  A Sainte-Hélène, dans le Mémorial, Napoléon dira de lui : "Tout est surmonté par son courage et la gloire de ses actions immortelles".

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