La ville d'Arcole est situé juste derrière l'Adige.
Un pont est alors construit pour y parvenir.



  Les français, après les succès de Dego, Mondovi, Lodi et Castiglione, subissent leur premier revers à Caldiero, où Masséna et Augereau ont été bousculés par Alvintzy, les forçant à battre en retraite. La situation à ce moment précis est très critique, et les nouveaux renforts autrichiens pourraient changer le cours de la campagne, éliminant toutes les victoires précédentes.

  Napoléon Bonaparte se présente le 12 novembre 1796 devant l'Alpone, non loin d'Arcole, pour contourner Alvintzy et le stopper dans sa progression. Il a laissé très peu d'hommes à Vaubois pour défendre les positions à Ronco. Il sait que le tournant de la guerre d'Italie peut se jouer ici en sa défaveur, et pour la première fois depuis le début de la campagne, il est terriblement inquiet. Sur le pont d'Arcole, les français sont mitraillés de l'autre rive par les autrichiens, et meurent par dizaine. Napoléon, n'ayant plus grand chose à perdre, s'élance seul avec un drapeau, bientôt rejoint par ses soldats ; à mi-chemin, une canonnade retentit et le contingent français est décimé. Muiron, un aide de camp, est tué en protégeant Napoléon de son corps. Celui-ci vivant d'extrême justesse se retrouve presque seul sur la rive ennemie, attaqué par des soldats croates. Mais l'adjudant-chef Belliard a vu la scène et se précipite avec ces hommes pour sortir son commandant de ce mauvais pas. Ensemble, il retraverse l'Adige à la nage. Napoléon a côtoyé la mort de très près ce jour-là. Et ses inquiétudes redoublent : l'effet de surprise sur Alvintzy est manqué, pire, tous les plans d'attaques de Bonaparte sont déjoués.

  Le moral est au plus bas chez les français. Mais Napoléon reprend confiance quand il apprend que Masséna a repousser l'italien Provera. Le 17 novembre, l'armée française est déterminée à en finir, d'autant qu'elle a reçu des renforts du général Sérurier, ce qui lui confère une petite supériorité numérique. Napoléon n'hésite pas à aider les artilleurs pour tirer des coups bien ajustés. Puis il ordonne de simuler une attaque sur le flanc. L'opération réussie : les autrichiens imaginent déjà l'arrivé d'un autre corps d'armée français. Alvintzy, un septuagénaire expérimenté mais fatigué et sans vivacité d'esprit, ordonne l'attaque de cette armée fictive. Il présente alors son flanc sud à Napoléon. Le général autrichien Brabeck est tué. Alvintzy se replie vers Rivoli ; il a perdu 6 000 hommes en six jours.

Les autrichiens ont encore échoué dans leur tentative de gagner leur première grande victoire. Napoléon est encore plus puissant, mais il sait que la guerre est loin d'être terminé. Les autrichiens se replient sur le plateau de Rivoli...

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